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Jean-françois - Bedel

Paris

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La métaphore du théâtre (deuxième partie)

le 16-04-2009

Deuxième partie

Dans cette partie nous parlerons du parcours proposé :
de l'acteur à l'auteur et au metteur en scène,
et expliquerons ce que sont les cycles de changements,
et les niveaux logiques.

Nous verrons comment avec notre thème du théâtre,
nous sommes tantôt dans le "texte", tantôt dans le "scénique"
et comment nous pouvons influer sur ces 2 éléments.

2/ Le théâtre c'est deux choses

Le texte et la scène…

En fait il y deux théâtres :

• Celui qui est écrit et qu' a priori, on ne peut changer,
• Celui qui a trait à la scène : décors, jeux des acteurs, lumière, musique, mise en scène, etc… tout ce qui a trait à l'interprétation, qui est aussi important que le texte, parfois plus, et qui donne vie au texte lorsqu'il y a re-présentation (action de rendre de nouveau "présent").

• Dans le parcours que nous vous invitons à faire autour de cette métaphore du théâtre, nous allons voir qu'allant de l'acteur au metteur en scène, en passant par l'auteur, nous progressons en phases cycliques, avec des hauts et des bas, des creux et des vagues.
 
Pendant les étapes de ces phases,
nous sommes sur deux registres

- Tantôt sur nos scénarios de vies, nos rôles habituels, sur ce qui est écrit, sur ce qu'a priori on ne peut changer,
- Tantôt sur "la mise en scène" de nos vies : avec ceux qui nous donnent la réplique, notre environnement, notre façon de jouer les mêmes rôles et qui changent même quand les rôles ne changent pas, le décor, etc.

Bref nous sommes
tantôt dans le texte, et tantôt dans le scénique,

• Cette constatation nous amène à présenter deux notions importantes, essentielles pour notre travail et que nous allons résumer :

• A/ Le principe des cycles de changement (d'après Hudson)

• B/ La pyramide des niveaux logiques (ou niveaux de conscience, d'après Dilts).

• Nous verrons que pendant nos parcours de vie, nous sommes toujours situés à des phases précises d'un cycle de changement, et également que nous avançons en nous situant à différents degrés des niveaux logiques avec lesquels nous appréhendons le réel.


A/ Les cycles de changements ou de développement


Les adultes font l’expérience du changement
dans deux types d’état

- Soit ils vivent un chapitre de vie,
- Soit ils traversent un passage (transition).
Chapitres et passages s’enchaînent par cycles, le changement et la continuité sont des forces permanentes et positives de la vie d’adulte.

On peut comparer ces cycles à une suite de vagues :


• Pendant un chapitre de vie nous sommes dans le haut de la vague, tourné vers l’extérieur ; dans le thème de la réussite du monde extérieur :
FAIRE – PENSER – ACCOMPLIR – ACTIONS – RÉSULTATS – EN CONQUÊTE – MOTIVE – RÉUSSITE, sont les objectifs.

• La métaphore du Théâtre

      

• Pendant une transition de vie nous sommes dans le creux de la vague, dans un monde d’intériorisation : SENTIMENTS – INTROSPECTION – PROCESSUS INTÉRIEUR – RENOUVEAU – RÉGÉNÉRATION DE SON ÉNERGIE – DÉSORIENTATION – REMISE EN QUESTION – TRAVAIL SUR SOI …


• La métaphore du Théâtre


                                                                         
• Autant dans “ le chapitre ” la période est fiable, linéaire, autant dans “ la transition ” je perds mes repères.

Une boucle complète inclue les deux phases. Notre vie est faite de chapitres et de transitions :

• La métaphore du Théâtre


• Reconnaître, étudier, prendre conscience des différentes phases dans lesquelles nous sommes, va permettre de les corriger, de les surmonter plus rapidement lorsqu'elles sont douloureuses, d'optimiser également les énergies spécifiques développées pendant ce type de phase, etc…

• Un peu comme un acteur fatigué qui change de rôle, nous allons souvent après un succès ou une période faste, vers une période de dépression, de vide, et il va falloir nous recharger, accueillir peu à peu de nouveaux projets, bâtir un nouveau plan, etc..

• La petite transition, c'est souvent "on prend les mêmes et on recommence", ou on change apparemment de partenaires, de scène, de décor, de rôle… alors qu'en fait on se retrouve dans des situations bien connues et l'on est appelé à faire "un peu plus de la même chose"

• La grande transition, c'est une grande remise en question… ce n'est pas confortable, mais c'est la décision, de changer ses valeurs, sa vision du monde, son rôle, son environnement … Sa vie, et cela profondément… Crise mystique, ou existentielle… On en sort différent, enrichi, épanoui… Plus fort… Mais parfois la phase de retrait peut être longue et éprouvante… L'accompagnateur, le coach, est là pour vous aider à trouver votre nouveau rôle, à re-écrire ce qui cloche dans les anciens chapitres, à composer le nouvel et prochain acte de votre vie, à expérimenter des rôles de compositions ou des contre-emplois !

• Lors d'un cycle avec petite transition, on peut dire que l'on travaille plus sur la façon de jouer que sur le texte lui-même :
Comment le jouer autrement, plus efficacement, plus brillamment… Mais on n'en change pas fondamentalement…Les petites transitions n'ont rien de péjoratif… Elles sont nécessaires et nous permettent d'améliorer notre vie, personnelle et professionnelle…Choisissons les avec joie et énergie !


• On ne s'engage pas à la légère dans une grande transition
Parfois on n'a pas le choix… Et une fois "dedans", nous pouvons apprendre à la gérer, le mieux possible… Hudson qui a travaillé sur les cycles et les étapes de deuil, qui sont fort analogues, a bien mis en avant cette nécessité de passer par toutes les étapes pour vivre un vrai renouveau… Il y des phases dans nos vies dont on ne peut faire l'économie… Et qui risquent de traîner ou de se renouveler si l'on refuse de les aborder chaque fois qu'elles se présentent.


• Le tableau ci-après résument les quatre phases principales d'un cycle de changement. Lors de nos stages, cycles et ateliers, nous développons chaque phase de façon beaucoup plus détaillée. La métaphore des saisons et de la journée est une bonne image pour comprendre ces phases de changements.

LES QUATRE SAISONS DANS LA JOURNEE

• La métaphore du Théâtre


On retrouve aussi ce cycle des quatre saisons dans la journée :

• De 6 heures à midi, c’est le printemps, nous nous préparons, nous sortons pour recevoir les forces qui de toute la nature nous arrivent.
• De midi à 6 heures, c’est l’été, particulièrement propice à la vie extérieure, aux contacts, aux échanges.
• Puis six heures du soir arrivent. C’est le moment de rentrer chez soi, rassembler ses forces pour le bilan de la journée et se préparer au sommeil de :
• L’hiver qui va de minuit à six heures du matin.
La vie de l’être humain est régie par des cycles incessants pendant lesquels il pourrait faire un travail prodigieux s’il en était conscient.

• Cet exemple des phases réduites à une journée est à rapprocher et à utiliser aussi comme thème de réflexion avec l'unité de temps (et de lieu) qui a obsédé pendant les siècles les grands dramaturges, et certainement pas par hasard. En 3 ou 4 actes ou phases, une histoire est racontée (et ce n'est pas la réalité mais un discours, une réflexion sur la réalité) … Qu'elle se déroule en temps réel est illusoire, car il ne s'agit pas, encore une fois, de copier la réalité.. Mais réduire son temps à une unité temporelle que les spectateurs peuvent vivre (que ce soit une journée symbolique, ou plusieurs époques réduites à quelques heures) et qui permet la vraie catharsis réflexive, c'est-à-dire qui revient vers le spectateur en lui ayant permis le recul, la distanciation génératrice de prise de conscience, de "purge" émotionnelle efficace et rapide.

PHASE 1 : l’été

La phase un est une période de succès et de stabilité, qui paraît linéaire. Les objectifs poursuivis sont motivés par la réussite, les challenges.
Pour améliorer la phase 1, travailler :
• Les visions, missions,
• L’équilibre dans les différents domaines de la vie,
• La gestion du stress pour améliorer la performance …

PHASE 2 : l’automne

La phase deux est une période où le monde paraît chaotique, peu fiable et “ punitif ”. On se tourne vers l’intérieur, se désengage, déconstruit le chapitre précédent.
En phase deux, l’horizon paraît bouché. On en a marre, on se sent coincé, près de la rupture, du point de non retour.

La mini transition :

C’est une période d’ennui et de nervosité qui peut déboucher sur une mini transition qui va améliorer la phase 1 :
• La mini transition modifie la donne du chapitre par un déménagement, un changement de travail, un changement de partenaire de vie, ou un retour en formation.
• La mini transition produit des changements externes dans l’environnement, mais je ne change pas moi.
Quelquefois, c’est la solution, la réponse à fournir.

Pour travailler la phase 2 :
• Trouver des plans de sortie,
• Analyser la/les situations, travailler ses stratégies,
• Faire le tri dans sa vie et les domaines  concernés …

Quand on veut retourner à la phase 1 directement et que ce n’est pas son chemin, on a des projets qui capotent, les uns après les autres, rien ne marche.

Ce n’est pas le processus qui génère de la souffrance,
c’est la résistance.

Descente en phase 3 :

En bas de la phase 2, je peux décider de prendre la route intérieure et passer en phase 3 : “ la chenille entre dans le cocon ”. Dans ce cas, le passage, la transition transforme la personne elle-même.

PHASE 3 : l’hiver

La phase 3 est celle de l’introspection profonde, de la recherche de sens et de ressources nouvelles pour l’avenir.
C’est l’entrée dans le cocooning. Nécessité d’accepter de lâcher prise, retour sur soi, introspection, besoin de thérapie. Nécessité de prise de conscience :
• Sens de la vie,
• Toute mon énergie est mise sur l’essentiel et je ne suis plus disponible sur les engagements sociaux,
• Désorientation, doute,
• Accepter d’aller dans l’inconnu,
• C’est le pari de la foi; si on se cramponne : “ la résistance conduit à la persistance ”. C’est la non acceptation qui conduit à la douleur,
• Besoin d’aller puiser profond,
• Renoncer aux illusions anciennes,
• Trouver sa raison d’être, ses valeurs …
Cette phase produit de l’estime de soi, du renouveau, du courage.

Pour travailler la phase 3 :
• Apprendre à connaître et gérer ses émotions,
• Travailler sur ses valeurs, son intégrité, ses besoins,
• Nécessaire prise de conscience psychologique,
• Trouver ses croyances limitantes …

PHASE 4 : le printemps

Dans la phase 4, la personne sort progressivement de son cocon et se prépare à affronter de nouveaux défis : elle est en général pleine d’énergie, de créativité, et recherche de nouvelles directions.
Se remettre en formation, en selle, sans objectif spécifique :
• Je sais que je m’oriente vers quelque chose,
• Mon énergie me conduit par là,
• C’est le printemps, j’ai un nouveau chapitre à écrire,
• J’ai trouvé ma raison d’être,
• Je fais le tri dans mes relations,
“ C’est reparti un tour au dessus dans la spirale ”.

• Je me définis au niveau de mon être en phase 3 et je passe en phase 4 avec de nouveaux projets qui émergent

Dans le modèle de cycle, chaque phase a une durée variable.
Ces cycles concernent également l’entreprise.


B/ Les niveaux logiques

La pyramide des niveaux logiques présentée ci-après mérite aussi que l'on s'y attarde un peu, car elle fait partie, comme le cycle des changements des outils principaux de travail de notre approche de l'accompagnement.

• La métaphore du Théâtre


• Si l'on peut dire maintenant de façon claire, que pendant les phases de nos cycles de changement, l'on est plutôt à certains moments acteur, à d'autres plutôt auteur ou metteur en scène, cela n'exclue pas que ces trois types d'identité que l'on peut vivre séparément, simultanément ou l'un après l'autre ont bien entendu leurs périodes de creux et de vagues et d'action et de réflexion….
... Nous sommes toujours sur plusieurs niveaux à la fois.. Et avec les niveaux logiques les choses se précisent encore.

• Les niveaux logiques envisagent la personne comme un ensemble holistique, global, c'est la représentation d'une vision systémique de l'individu.

• Dans chaque processus d'apprentissage, de changement et de communication, il existe une hiérarchisation d'information appelée ici niveaux logiques. Pour conduire avec efficacité toute opération de changement, il peut être important de repérer ces niveaux et de les prendre en compte. Quand il se produit, en effet, une confusion de niveau, la communication est mauvaise et les résistances apparaissent.
 
• On a remarqué également que pour qu'un changement se produise à un niveau, il convient de travailler :
- Soit à partir du plus bas niveau de la pyramide ci-dessus, en avançant niveau par niveau (apprentissage comportementaliste),
- Soit à partir d'un niveau au moins deux fois supérieur (thérapie stratégique),

• Plus un changement souhaité se situe à un niveau inférieur, plus il est facile à effectuer.
• Plus les changements souhaités se situent dans les niveaux supérieurs (qui sont de plus en plus implicites, inconscients), plus il y a de résistances au changement. En rendant les niveaux élevés conscients et explicites, on observe que des changements se produisent aux niveaux inférieurs.


• On peut retrouver ces niveaux logiques dans différents systèmes : individu, équipe, organisation, etc…De la cohérence de l'ensemble des niveaux dépend la cohérence du système. Tout apprentissage ou changement peut influer sur l'ensemble du système, mais cela reste cependant sous la maîtrise des niveaux supérieurs.

• À chaque niveau, peut correspondre un type d'expérience visée , et des questions à se poser :

Vision
- Expérience visée :
• Transmission, idéal de la mission, utopie, raison d'être au-delà de son identité propre, orientation vers l'idéal, contribution aux systèmes plus grands que soi,
- Questions à se poser :
À qui et à quoi sommes-nous reliés ? Pour qui, pour quoi sommes-nous utiles ? Quelle est notre vision ? Quel est le sens de nos actions ?

Identité
- Expérience visée :
• Mission, raison d'être, rôle que l'on s'attribue, conscience de ce que l'on est, cohérence avec ses valeurs, convictions…
- Questions à se poser :
Qui sommes-nous ? Quelle est notre mission ?

Valeurs
- Expérience visée :
• Motivations, principes qui structurent, désignent les aspirations, déclenchent l'action…
- Questions à se poser :
Qu'est ce qui est important pour nous ici ? À quoi prêtons nous attention ? Au service de qui sommes-nous ?

Croyances (fondement de nos attitudes)
- Expérience visée :
• Permissions, certitudes, affirmations considérées comme vraies.
- Questions à se poser :
Pour quoi (pourquoi) faire ?

Attitudes
- Expérience visée :
• Ce qui ne se voit pas, états mentaux liées à des émotions.
- Questions à se poser :
Pour quelle raison faire cela ?

Capacités
- Expérience visée :
• Direction et moyens, organisation des comportements.
- Questions à se poser :
Comment faire ?

Comportements
- Expérience visée :
• Actions
- Questions à se poser :
Quoi faire ?

Environnement
- Expérience visée :
• Contexte, contraintes.
- Questions à se poser :
Où ? quand ? Avec qui ?

En conclusion

REVENONS UN PEU À L'ACTEUR,
À L'AUTEUR,

AU METTEUR EN SCÈNE

• Si l'on reprend les cycles de changements, on a pu dire que l'acteur qui fait une petite transition ne change pas le "texte" mais travaille plutôt sur le changement "scénique"
...On change décor, partenaires et on recommence…

• Sur le plan des niveaux logiques, l'acteur en petite transition travaille sur l'environnement et sur les comportements (qui sont visibles, mais pas forcément profonds). Il sera aussi dans l'acquisition de nouvelles capacités, il travaillera son jeu et d'autres registres…

• Au delà des capacités qui peuvent toutefois être des nouveaux rôles, des nouvelles identités, on aborde avec les attitudes, un niveau qui touche ce qui ne se voit pas, qui commence à toucher les scénarios plus moins conscients pour les "reprogrammer"… L'acteur donne à l'auteur de quoi re-écrire un peu les rôles qui ne lui conviennent plus… Travail également sur les relations et l'affirmation de soi…

• On peut considérer que, au fur et à mesure que l'on grimpe dans les niveaux logiques, l'individu fait un travail de prise de conscience qui l'amène à modifier et re-écrire son projet de vie, sa pièce, pour la rendre conforme à ses valeurs et son identité.

• Dans notre approche métaphorique, nous précisons que l'acteur qui avance dans l'exploration de ses identités et de ses rôles reste bien sûr acteur quand il devient auteur, et restera aussi acteur-auteur lorsqu'il deviendra metteur en scène. (À la fois devant la scène et sur la scène, devant et derrière la caméra).

• L'acteur-auteur qui écrit ou corrige ses rôles et s'y coule avec de plus en plus d'aisance, va être maintenant également celui qui met en cohérence tous ces éléments et leur donne son interprétation propre en accord avec sa vision :

Le metteur en scène.

• Le metteur en scène, dans l'histoire du théâtre, n’a pas existé tout de suite. C’était d’abord et seulement un "régisseur", et il va prendre une importance extrême lorsque son rôle va se définir :

Le metteur en scène est le 2ème auteur

Il peut complètement par son travail scénographique changer l'interprétation de la pièce, donner malgré le texte une vision toute différente de la chose représentée… Choisir autour du texte-prétexte tous les éléments qui lui permettront de faire sentir sa vision des choses à l'assemblée…

• Les anciens disaient que l'action était plus importante que les acteurs, ou que le protagoniste - (Unique personnage sur scène, qui au début de l'histoire de la tragédie, racontait l'épopée, accompagné par le chœur qui faisait le lien émotionnel avec le public).
• On aurait pu ainsi se passer des acteurs et donner à l'histoire une couleur chaque fois différente, à condition de ne pas oublier sa dimension "purgatoire", puisque les effets musicaux, la proximité du temple, le soleil, la présence évoquée du " deus ex machina" suffisaient pour provoquer la catharsis.


• La magie a finalement opéré si l'équilibre a été trouvé entre le fond et la forme !

“L'acteur - auteur - metteur en scène”
s'est finalement réalisé dans l'action et est devenu autonome…

... But et objectif final de ce parcours car :

- L'acteur peut être celui qui se coule dans la peau des personnages et peut, en se développant finir par jouer tous les rôles … Et lui même finir par disparaître en tant que personne… Ce n'est, bien sûr, pas ce que nous visons…

- L'acteur accompli, au contraire, donne corps aux personnages qu'il interprète, et transcende les rôles et les actions auxquels il ne fait que se prêter… C’est celui qui leur "donne peau"… Et pas celui qui se coule dans leur peau …
- Le metteur en scène a vérifié que l'ensemble du système était conforme … Depuis l'environnement-décor, jusqu'au sens qu' a pris son "rôle-identité" … À sa vision.

Sa vie ayant pris du sens,
il a par là même transcendé le texte-support.

• Quand la lumière se rallume dans la salle, l'écran est de nouveau blanc, immaculé, non souillé, ni abîmé par les passions qui se sont jouées sur sa surface… Comme la scène nettoyée et prête pour le spectacle du lendemain…

• A.Desjardins, prête à l'individu autonome la même capacité de non-identification aux événements qu'il doit traverser et gérer, et desquels il peut sortir serein et aussi transparent et clair que l'écran ou la scène vide.

• Tout ce parcours met en évidence, que l'acceptation du grand principe de changement de la vie est une condition indispensable à l'évolution et au bonheur de chacun…

... Ce qui semble la plupart du temps
être des contraires ou des opposés
ne sont que des complémentaires…

... rien n'est jamais acquis
et le travail ne s'arrête jamais…

... cependant ce travail peut devenir un jeu…

et jouer avec la vie,
c'est reconnaître que derrière le drame et la tragédie
peut se dissimuler souvent la comédie…

Le rire aussi est libérateur et a valeur de catharsis !


Jean-François BEDEL.




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